Revue de réflexion politique et religieuse.

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Articles, sur un sujet particulier, éditoriaux….

Commentaires : Le renoncement du Louvre par Christine Sourgins

Il est temps que le devoir d’histoire vienne apaiser et corriger le devoir de mémoire car la mémoire est passionnelle, partielle et partiale.

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Franciscains de l’Immaculée : un échec prévisible par Bernard Dumont

Pour des raisons obscures, au moins à première vue, la compassion s’applique toutefois inégalement. Le cas des Frères franciscains de l’Immaculée (FFI) en donne certainement la plus choquante illustration. Malgré le silence qui leur est imposé et qu’ils acceptent de respecter, et peut-être même à cause de cela, leur situation est désormais connue de par le monde et crée une gêne.

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Le mal et son châtiment. Rappel de quelques vérités élémentaires par Paolo Pasqualucci

La notion de châtiment providentiel est rejetée par un néo-christianisme qui a troqué la théologie de l’histoire pour le mythe moderne du progrès. Elle est pourtant le passage obligé du renouveau si les hommes refusent de changer leur conduite mauvaise.

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Augusto Del Noce et l’idée de Modernité par Danilo Castellano

Augusto Del Noce est à l’athéisme contemporain ce que Kierkegaard fut à l’hégélianisme. Son historiographie spéculative rend donc non seulement problématique l’idée de modernité, mais prouve en dernière analyse l’impossibilité théorique de la soutenir, sur la base même des réquisits de ceux qui s’étaient faits et continuent d’être les défenseurs de sa valeur.

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Centesimus annus, le spirituel et le temporel par Thomas Molnar

Le plus grave dans cette affaire n’est pas l’attaque, souvent ironique et irrespectueuse, contre telle encyclique ou tel document émanant de Rome. C’est qu’après deux mille ans de christianisme les hauts lieux soient de nouveau occupés par les analphabètes religieux. Imaginons qu’au lieu de le mener à l’exécution, les geôliers de saint Paul l’aient conduit chez Néron lui-même, entouré d’Agrippine, de Poppée, mais en l’absence de Sénèque, tombé en disgrâce. L’Apôtre aurait eu à peu près la même chance d’être compris dans la Domus Aurea que son lointain successeur dans les tables rondes télévisées en 1991.

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Du Spirituel dans l’ordre littéraire : la revue Vigile (1930-1933) par Didier Dantal

Histoire d’une publication chrétienne de grande valeur, étonnamment perdue de vue.

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1968, ou l’avènement de « l’époque de la sécularisation » par Massimo Tringali

Il n’est pas hasardeux de voir dans le modernisme, la théologie de la mort de Dieu et la théologie de la sécularisation comme les diverses facettes de la crise du marxisme, et plus précisément du marxisme en tant qu’idéologie vidée de l’idée de révolution totale. Mais il s’agit aussi d’y voir un christianisme qui veut la suppression complète du sacré et donc qui ne reconnaît plus la divinité du Christ. En somme, on y note la rencontre entre l’idéologie marxiste et une sorte de nouvel arianisme, d’affirmation de la seule humanité du Christ. Tout cela, selon Del Noce, a fini par produire un humanitarisme, une pure philanthropie qui ne sont que le visage caché de l’égoïsme.

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Une lecture politique du Tartuffe de Molière par Teodoro Klitsche de la Grange

« Mais si Molière revendiquait pour la comédie le droit de châtier les vices des humains, privés ou publics, il ne paraît pas inutile de se servir de son oeuvre et de son génie pour démasquer les idoles, les personnages et les situations typiques qui se renouvellent constamment dans des lieux et des époques divers et parfois éloignés dans le temps et l’espace. Et l’hypocrite, aussi ancien que le pouvoir, la loi, la religion qu’il exploite et corrompt, est une des figures qui persistera en même temps que ces réalités.  »

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De la religion à la gnose scientifique par Georg Kamphausen

« Si certains clercs ont été tentés de naturaliser la fonction sacerdotale en la réduisant à un rôle d’accompagnement psychologique, on peut s’interroger sur l’influence qu’ont pu avoir dans ce processus les sciences sociales et notamment la psychologie. Il est étonnant de constater que ceux qui prétendent détenir la clé du fonctionnement de l’âme en se réclamant de la psychanalyse et des méthodes de dynamique de groupe ne sont pas dans la plupart des cas de véritables experts. Maîtrisant la rhétorique et les techniques de discussion, ils affirment disposer de la compétence psychologique mais n’ont bien souvent ni formation médicale ni compétence psychiatrique ».

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De la gnose à l’utopie par Thomas Molnar

L’examen de la gnose évoque à chaque étape les similitudes avec les doctrines modernes, plus précisément avec les idéologies dominant notre époque. A tel point que la majeure partie de ces idéologies, entre autres celle de tonalité moderniste, peuvent être déchiffrées dans les documents gnostiques — et vice-versa, on peut comprendre l’impact de l’enseignement gnostique à partir des observations menées aujourd’hui dans le domaine de la politique, de la culture, de la pédagogie et même dans les voies empruntées par les Eglises chrétiennes.

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Le jeu croisé des identités politique et religieuse. Autour d’une thèse sur le Pays basque par Christophe Réveillard

Le catholicisme du Pays basque, tant espagnol que français, est tombé en décadence à cause de l’engagement du clergé dans le nationalisme révolutionnaire, avant de basculer dans une fonction culturelle de gardien du folklore.

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La genèse théologico-politique de l’État moderne par Joël Hautebert

A propos de la controverse entre Jacques Ier d’Angleterre et saint Robert Bellarmin. « La lecture des arguments des deux camps fait clairement apparaître que la controverse touche aux définitions mêmes de religion et d’Etat. La modernité politique prend bien naissance au tournant du XVIe et du XVIIe siècle. Et c’est pourquoi la notion, elle-même controversée, de théologie politique prend tout son sens. En effet, la doctrine de Jacques Ier s’enracine dans l’Ecriture sainte et la vie de l’Eglise primitive, y compris sous le règne de Constantin, pour tirer des conséquences politiques au profit de la puissance étatique. »

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La religion à l’ère de la sociologie religieuse par Friedrich-H. Tenbrück

Il est donc maintenant établi que les sciences humaines ont collaboré à la mise en place de ce statut typiquement moderne de la religion, statut que l’on ne trouve que là où ces sciences se sont développées. Si l’on veut bien réfléchir à cette situation, on s’aperçoit alors que le fondement des sciences sociales reste problématique. C’est en effet en tant qu’observateur neutre — en principe au moins — qu’elles ont développé les concepts et théories qui devaient leur permettre de comprendre et d’expliquer les religions réelles.

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Mondialisation et déshumanisation par Alberto Wagner de Reyna

Ce texte rassemble les principaux extraits d’une communication présentée dans le cadre de l’Université pontificale de Lima (Pérou) en août 1999, par Alberto Wagner de Reyna, philosophe et ancien ambassadeur du Pérou auprès de l’UNESCO. En divers passages et notamment dans sa conclusion, l’auteur fait allusion à la puissance de contestation que représente, face aux prétentions mondialistes, la pauvreté.

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Valeurs non négociables et fuite du politique par Gilles Dumont

On disait naguère : l’Eglise est indifférente aux régimes politiques, pourvu qu’ils procurent le bien commun ; désormais l’exigence se restreint au dernier carré des valeurs humaines fondamentales.

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Testis, ou Blondel en politique par Bernard Dumont

Blondel visait divers aspects de l’attitude antimoderne, ou contre-révolutionnaire. Le principal défaut de celle-ci était de ne se définir que par réaction aux attaques de ses ennemis, avec toutes sortes de conséquences néfastes : perte de l’initiative, obligation de se situer sur le propre terrain de l’adversaire (sans toutefois en posséder les armes), priorité donnée à la protection des situations acquises sur la conquête de nouveaux territoires culturels, humains, institutionnels, protection aboutissant à certains échecs retentissants comme la perte de la classe ouvrière. La responsabilité du clergé est grande en tout cela, hiérarchie incluse.

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Chersonèse et le destin de la Russie par Bernard Marchadier

Les remparts de Chersonèse se présentent sous la forme d’une conversation entre quatre personnages qui sont les champions des deux camps du dialogue russe séculaire, ceux qu’on appelait au XIXe siècle les occidentalistes et les slavophiles. Les premiers parlent par la bouche d’un Réfugié et d’un Prêtre de paroisse, les seconds par celle d’un Théologien laïc et d’un Moine.

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Vatican II, question ouverte par Mgr Brunero Gherardini

Avant toute autre considération vient celle-ci : si un concile a besoin d’être interprété, cela signifie que ses énoncés, ou une partie d’entre eux, ne sont pas clairs. C’est précisément à la lumière de ces textes provenant du Magistère suprême de l’Eglise, et dès lors valides par eux-mêmes et non par l’explication qu’on en donnerait, que la vie chrétienne de chacun et de la communauté devrait pouvoir s’orienter. Mais si les textes ne sont pas clairs, ils ne peuvent en rien orienter la vie chrétienne.

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La théologie en mode mineur par Père Laurent-Marie Pocquet du Haut-Jussé

Toutes ces pages, on l’aura repéré aux quelques indices que nous avons cités, sont traversées par un sentiment de grande défiance à l’égard de l’Eglise institutionnelle, c’est-à-dire de l’Eglise qui enseigne et qui gouverne. Celle-ci semble une réalité dangereuse, indispensable cependant, mais dont il faudrait absolument chercher à limiter l’influence, voire la présence. On reconnaîtra sans peine, avec les transpositions d’usage, les grands thèmes de la philosophie libérale dans sa lutte contre l’Etat ou contre toute autorité régulatrice.

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Croatie : l’histoire politique d’un journal conciliaire par Ivan Miklenic

Le rôle d’un simple bulletin d’informations devenu, au fil des années, un pôle de résistance au titisme.

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Le rite désacralisé par Père Jean-Paul Maisonneuve

Le rite, en pratique, devenait de plus en plus une superposition de deux conceptions, l’une rituelle et médiévale, l’autre didactique et moderne. La réforme des années soixante a simplement fait triompher la conception qui s’était déjà substituée dans les habitudes de beaucoup à celle qui justifie le maintien du rite. Si le rite n’a pas été maintenu, c’est que, nonobstant l’œuvre de dom Guéranger dont le génie avait réussi la gageure de retremper le culte à ses sources mêmes, la liturgie traditionnelle, quoique formellement respectée, se vivait de plus en plus dans l’esprit de la devotio moderna, c’est à dire non plus comme un rite mais comme un exercice de piété.

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Un spectateur engagé du Modernisme : Mgr Eudoxe Irénée Mignot par Père Laurent-Marie Pocquet du Haut-Jussé

Celui qui fut évêque de Fréjus puis archevêque d’Albi a été tout à la fois un témoin privilégié et un acteur non négligeable de la crise moderniste. On a pu voir en lui un Newman français ou, et c’est sans doute une formule plus proche de la vérité, l’Erasme du Modernisme. Cependant, si Eudoxe-Irénée Mignot offre un bel exemple d’esprit curieux et d’amateur éclairé, il est très loin de l’érudition de ces deux humanistes. Mais l’intérêt de son oeuvre, de son action, de sa vie est ailleurs. Elles nous donnent de comprendre de l’intérieur les objectifs, les motivations, les enthousiasmes de ce vaste et divers mouvement dans l’Eglise que l’on appelle le Modernisme.

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La force prophétique de la famille par Carlo Gambescia

Dire non à la mentalité de consommation signifie avant tout se refuser à faire fonctionner la mégamachine capitaliste. En deuxième lieu, cela signifie responsabiliser les enfants, faire comprendre, faire retrouver à la famille sa fonction génératrice de société, de formation des nouvelles générations. Combattre le matérialisme signifie ouvrir le cœur des jeunes à une nouvelle éthique idéationnelle, qui se base sur une vision spirituelle de la réalité, dans laquelle le sacrifice et la solidarité ont l’avantage sur la recherche du profit et de l’exploitation de l’autre.

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Quel sens pour l’histoire humaine ? Une relecture de Karl Popper par Pierre Loudot

Popper fait remonter ses investigations sur l’historicisme à Héraclite en lequel la notion de changement prend corps dans la philosophie. Chacun se souvient de la fameuse image : on ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve, car, entre temps, il a changé ; « tout coule, rien ne s’arrête ». Le relativisme éthique résulte tout naturellement de cet état de fait ; le changement est à la racine de la lutte et la guerre est toujours juste, et « les dieux honorent ceux qui sont morts au combat ».

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La politique de Freud par Danilo Castellano

La conception que Freud se fait de la société le conduit, de manière aussi cohérente qu’absurde, à soutenir que le droit n’est que la force de la majorité. Mais la force n’est qu’un fait physique d’où ne peuvent dériver ni obligations morales ni obligations juridiques. Identifier droit et force de la majorité est encore une thèse irrationnelle qui rend vain le droit positif lui-même, appelé à prévenir ou à surmonter des conflits qui, par le seul fait qu’ils surgissent, démontrent le caractère humain de la justice.

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La sécularisation de la Catalogne par Jorge Soley Climent

Le dernier quart du XXe siècle est le théâtre de l’incapacité d’un monde catholique, accommodant et désorienté, à s’opposer à un torrent qui l’envahit et qui est systématiquement excité par un pouvoir politique qui peut dès lors agir sans obstacles à travers l’éducation, les moyens de communication, l’opinion publique, les lois, avec pour objectif final de modeler les consciences des citoyens d’après un credo dans lequel il n’y a nulle place pour le Christ.

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Crise des vocations : essai de diagnostic par Père Jean-Paul Maisonneuve

A la crise des vocations il n’est donc qu’une solution envisageable : le ressourcement dans l’essentiel, dans le Cœur sacerdotal du Christ passionnément aimé et choisi, par l’inspiration mariale d’une Eglise qui saura maternellement enfanter et former les magnifiques vocations dont, à n’en pas douter, la Trinité nous fera bien vite cadeau si nous osons tout fonder sur le Christ : « Omnia instaurare in Christo ».

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Le père de la société postmoderne par Carlo Gambescia

Il pourrait être intéressant d’approfondir un point, celui du lien entre Sade et cet autre filon de la pensée moderne, l’utilitarisme, qui naît avec Jeremy Bentham à la fin du XVIIIe siècle. A peu près à l’époque où Sade finissait sa vie dans un asile d’aliénés, ce nouveau courant de pensée apparaissait, venant prêter main forte au capitalisme naissant, à tel point qu’il en devint l’un des deux piliers, l’autre étant l’idée smithienne de la main invisible du marché, providentielle régulatrice des intérêts humains.

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La ville et les églises par Jean Brun

Cette architecture du vide et anti-humaine est tout à fait caractéristique d’un monde invertébré mais harcelant, où les intellectuels en vogue ne cessent de célébrer la mort de l’homme et la disparition du sujet ; elle fait le plein du vide après que d’autres ont fait le vide du plein. C’est pourquoi elle engendre toutes les formes possibles de marginalité, toutes les détresses et les fuites qui cherchent une chaleur artificielle et «conviviale» dans les clubs, les bandes ou les sectes.

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Un champion de l’Europe chrétienne, Marc d’Aviano par Dario Composta

A trois siècles de distance, la figure du Père Marc d’Aviano s’associe admirablement à sa passion pour la « chrétienté » (comme il l’appelait), c’est-à-dire non pour une Eglise abstraite, mais pour les chrétiens alors divisés et incertains face à l’ennemi turc. Il ne haïssait nullement l’ennemi, au contraire, il était bien connu des militaires et des chefs musulmans et estimé d’eux pour sa sainteté.

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La place du prêtre et de l’autel dans la liturgie par Uwe Michael Lang

L’orientation vers l’Est du prêtre et de la communauté lors de la liturgie eucharistique, dont l’usage dans l’histoire est très tôt attesté, n’est pas un hasard. Il ne s’agit pas seulement de la transmission d’une habitude mais d’une orientation consciente vers Dieu dans la prière, liée de manière étroite au sacrifice eucharistique. Mené par le prêtre, le peuple de Dieu en pèlerinage se met en prière devant le Seigneur.

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L’Eglise face au nazisme en Yougoslavie par Bostjan Marko Turk

Les leçons à tirer de la découverte d’un manuel d’instruction pour officiers de la Wehrmacht, émanant du Reichssicherheitshauptamt de Heydrich, réalisé à la veille de l’invasion de la Yougoslavie, le 6 avril 1941. L’Eglise catholique, représentée par Mgr Stepinac, y est désignée comme l’ennemi principal.

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FIAC 09 : les recettes de l’Art contemporain par Christine Sourgins

Mis à mal à New York par la crise, l’Art dit contemporain (l’AC, cet art, conceptuel et transgresseur, issu des idées de Duchamp, un « non-art » pour certains) se porte bien mieux à Paris. Grâce à l’Etat qui, depuis trente ans, à coup de subventions, en a fait un art officiel sous perfusion, soigné […]

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Maritain le passeur par Denis Mestre

La « chrétienté profane » imaginée par l’un des philosophes les plus influents sur l’Eglise du XXe siècle a fourni les arguments les plus efficaces d’un ralliement à l’ordre établi, au nom des impératifs de l’évolution historique.

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Redécouvrir le signe sacré par Père Jean-Paul Maisonneuve

Pour le mouvement liturgique, la question était de retrouver un authentique sacré. A l’époque des réformes  il régnait un climat de désacralisation, comme disaient les antimodernistes pour signaler ce mal, qui ne touchait pas seulement le culte mais le domaine moral lui-même.  L’idée de sacré était réputée démodée.

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La fictio juris du Concile par Ansgar Santogrossi

Le regard porté par Vatican II sur les communions dissidentes, avec la nouvelle discipline de la communicatio in sacris, consiste en partie en une présomption mondiale (pour ainsi dire) de bonne foi, accompagnée d’une fiction légale négative. C’est pour cela qu’on peut revenir à l’ancien esprit de l’Église en la matière, car une fictio juris ne saurait pas être définitive.

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Plaidoyer pour le sacré par Claude Barthe

Un jour viendra nécessairement où l’on fera un clair bilan de cette période. Il est vraisemblable qu’on ne conclura pas à une simple relation de cause à effet entre réformes et crise ; mais il est facile de prévoir qu’on établira le caractère accélérateur de ces réformes dans le contexte d’une crise latente préexistante.

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Le mouvement et ses mirages par Jean Brun

L’idolâtrie du mouvement est devenue si puissante qu’il est tenu pour pleinement autojustificatif et que se trouve éliminée la question, pourtant capitale, de savoir par quoi ce mouvement est animé et à quoi il conduit.

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Sombres « Lumières » par Jean Brun

L’homme d’aujourd’hui est un être dés-orienté ; c’est à dire un être qui a perdu l’Orient, ce pays symbolique où la Lumière se lève ; il sait discerner l’aspect du ciel, mais est incapable de discerner les signes des temps.

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Le défi de l’éthique face aux biotechnologies par Jean-Jacques Wunenburger

L’homme est-il bien encore traité en véritable sujet ou n’est-il pas souvent réduit au rang d’objet maniable à volonté ? Est-il bien, comme on le proclame sans cesse, une fin en soi, ou n’est-il pas trop souvent traité comme un simple moyen, une occasion pour assouvir des faims de savoir et de pouvoir d’apprentis-sorciers qui voudraient davantage maîtriser la Vie que de se mettre au service d’un être humain dont ils ne sauraient faire, sans risques, une pure créature artificielle ?

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Recomposition par Jorge Valls

Toutes ces choses qui se montrent — la maison, la voiture, la bague en or ou l’ordinateur — ne sont que des instruments pour vivre mais ne sont pas la vie. Que l’homme est malheureux d’avoir besoin de toutes ces chimères ! Il est comme un paralysé qui a besoin des techniques les plus sophistiquées pour amener de la nourriture à sa bouche ou de l’air à ses poumons.

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La sécularisation de l’Eglise par Gianni Baget Bozzo

La sécularisation de l’Eglise a profondément modifié sa réalité. Cette sécularisation est le fruit de l’idéologie conciliaire qui a provoqué une fracture avec le langage mystérique et mystique que le Concile lui-même se proposait pourtant d’introduire. Le principe du primat du social sur le personnel, du « gros animal politique » sur la fragilité de la personne, comme une grande tache, recouvre insensiblement toute l’Eglise.

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L’intellectuel-moraliste et la crise de la politique par Marco Tarchi

Cet article a paru pour la première fois dans la Rivista di Filosofia, publiée par les éditions Il Mulino (Bologne), n. 1/1997, numéro monographique consacré au thème « Philosophie et engagement politique ». Il a été repris dans la revue Trasgressioni, XII, n. 23, janvier-avril 1997, pp. 73-84. Est-il possible de dégager, dans le cadre […]

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Le théologico-politique à l’épreuve de la sécularisation par Jean-Pierre Sironneau

Depuis deux siècles, on a assisté à toutes sortes de tentatives, plus ou moins conscientes, pour substituer à la religion traditionnelle, jugée défaillante, un nouveau « système englobant de significations »

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Les romanciers américains et leur société par Thomas Molnar

L’écrivain américain ne possède point cet héritage philosophique où la société est présentée comme bonne et positive ; au contraire, son héritage puritain propose une petite élite prédestinée au salut, le reste de la société étant composé de damnés, de laissés-pour-compte par un Dieu sévère et point miséricordieux. Alors la société n’est valable que lorsqu’elle est parfaite ; autrement c’est une chose à suspecter, à fustiger, à vomir.

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Les philosophies politiques de la normalité par Bernard Dumont

les philosophies politiques de la modernité finissante veulent que la violence cède au droit, mais ramènent invariablement celui-ci à n’être qu’une norme de la majorité. Ce positivisme juridique découle de la logique propre des Lumières et de leur projet d’autonomie poussé à son terme.

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Variations doctrinales sur la guerre juste par Bernard Dumont

La guerre moderne est une guerre « autonome », affranchie de toute loi, où certains ont même vu matière à esthétique de la volonté de puissance (D’Annunzio, Marinetti). L’escalade technologique indéfinie que nous avons connue et connaissons encore n’en est que l’une des manifestations les plus symboliques, mais le symbole renvoie à la réalité profonde.

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Les hommes de la Pensée catholique par Paul Airiau

Au sein de la galaxie de mouvements plus ou moins spécialisés, mais sans aucune concertation […] elle était l’organe spécifiquement théologique qui s’était voué à défendre la romanité théologique et l’intransigeantisme militant antimoderniste afin que les pensées fussent droitement formées pour travailler à rétablir la chrétienté.

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