Revue de réflexion politique et religieuse soutenue par le Centre National du Livre (Ministère de la Culture).

En librairie : numéro courant

Numéro 132 : Convergences mondialistes

Unifier le monde en une Cité idéale est une idée récurrente dans l’histoire moderne, prise entre la nostalgie de l’unité perdue de la Chrétienté médiévale et le secret désir de recons­truire la Tour de Babel. Au 13ème siècle, ce fut le moine anglais Roger Bacon qui proposa de revenir à l’unité du monde par la foi commune, mais en résor­bant tout ordre politique naturel dans une Église-État. Par la suite, Dante, considérant que la paix était le bien le plus nécessaire à la vie et au progrès de l’homme, proposa un empire universel dirigé par un monarque unique, pendant du pape pour le domaine temporel et, quoique chrétien, pleinement indépendant de lui. Puis vint Nicolas de Cues, avec son traité Depace fidei (1454), œcuménique ou plutôt syncrétiste, cherchant l’unité du monde par la paix des religions, la résorption des contradictions entre les croyances, qu’il jugeait super­ficielles, dans une compréhension supérieure de la foi chrétienne. Campanella annoncera ensuite, dans sa Cité du soleil (1623), une trans­formation de l’Église en organisation rationnelle, quasi communiste, de tous les peuples, sous la direction d’une monarchie universelle…

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Blog (à venir)

Dossier : « Les nouvelles pédagogies »

Entretien sur les origines idéologiques et philosophiques de la crise actuelle de l’éducation.

Dossier : « L’Oc­ci­dent contem­po­rain - Thomas Molnar »

Le progrès amène ainsi l’homme à de nouvelles contradictions et à la prise de conscience que son autonomie, une fois achevée, est de nouveau à la recherche de l’hétéronomie. Et alors il est piégé. Non seulement par son orgueil qui ne se résout pas à extérioriser sa thèse ; mais aussi par l’abolition des structures externes et par leur remplacement par une culpabilité interne, qui étrangement, intensifie le mérite de l’individu.

Dossier : « L'affaire Sixte (1917-1918) »

Considérations sur les offres de paix autrichiennes de 1917-1918.  Dans le numéro 103 de Catholica est paru un article intéressant sur l’offre de paix séparée faite par Charles Ier d’Autriche à l’Entente au cours du printemps 1917 (Bernard Charpentier, « L’affaire Sixte. L’offre de paix séparée de Charles Ier d’Autriche », pp. 78-88). La proposition, effectuée à l’insu de l’allié allemand par l’intermédiaire du prince Sixte de Bourbon, beau-frère de l’empereur et officier de l’armée belge, ne réussit pas, comme on le sait. Cet échec peut être expliqué par une série de motifs.

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