Revue de réflexion politique et religieuse.

Lecture : Le mensonge diabolique du Gender mainstreaming

Article publié le 10 Juil 2011 | imprimer ce texte imprimer ce texte

A propos du livre de Volker Zastrow, Gender. Politische Geschlechtsumwandlung, mit Zeichnungen von Anke Feuchtenberger, Sonderwege bei Manuscriptum Verlag, Waltrop, Leipzig, 2010³, 58 p. Première édition : 2006.

Dans un petit essai, le journaliste et essayiste allemand Volker Zastrow nous présente une analyse détaillée de la notion de « Gender mainstreaming », dont la signification demeure pratiquement inconnue en dehors des milieux féministes et gays. En effet, l’auteur remarque que cette terminologie – obscure même en anglais – est très diffi cile à traduire en allemand (de même, aurait-il pu dire, en français, espagnol, italien, etc.). S’adonner à une traduction littérale ne mènerait à rien. De quoi s’agit-il ? Vraisemblablement, de l’action consistant à mener (ou amener ou ramener) quelqu’un ou quelque chose dans le courant dominant, le mainstream.
Le mot mainstream est fréquemment usité en anglais comme adjectif, dans le sens d’important, principal ou traditionnel. On dit, par exemple : « the mainstream theologians », les théologiens les plus importants ou traditionnels ; « the mainstream jazz », la musique du jazz traditionnel ; « the mainstream Church », l’Eglise principale, prédominante. Mais, dans le jargon de la révolution sexuelle, on prône la notion d’une action qui consiste à amener, ramener au mainstream, « mainstreamer », pour ainsi dire. Et l’entité qui devrait être menée ou ramenée, ce serait précisément le gender, en français, le « genre », masculin et féminin : les deux sexes. Mais existe-t-il un courant dominant concernant les deux sexes où il soit possible de mieux situer ceux-ci ? Tout cela est bien obscur du point de vue du sens commun.

Volker Zastrow nous démontre avec une grande clarté que cette terminologie recèle une volonté qui, depuis le déclenchement de la révolution sexuelle, s’avance plus ou moins déguisée à travers nos malheureuses sociétés. Il s’agit de la volonté perverse de bouleverser de fond en comble la nature même de notre sexualité. […]

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