Revue de réflexion politique et religieuse.

Dom Hen­ri : Hen­ri Char­lier, peintre et sculp­teur

Article publié le 10 Juil 2011 | imprimer imprimer  | Version PDF | Partager :  Partager sur Facebook Partager sur Linkedin Partager sur Google+

L’auteur est moine de l’abbaye du Bar­roux, qui voue au sculp­teur plus que de la véné­ra­tion. Le texte pré­sente très bien l’homme, un des intel­lec­tuels et artistes conver­tis du début du XXe siècle – Char­lier était né dans un milieu athée et fut bap­ti­sé en 1913, à l’âge de 40 ans – et dont tout l’art se résume peut-être à cette for­mule, extraite de la lettre dans laquelle il annon­çait à Charles Péguy au moment de s’abonner à ses Cahiers de la quin­zaine : « Les arts plas­tiques ont bien besoin d’être net­toyés de leurs gales et de leurs croûtes. Leur mala­die est celle de l’esprit moderne : les arts péris­sent par l’ignorance de leur ver­tu méta­phy­sique ». Ce livre pré­sente l’essentiel de son œuvre (il était éga­le­ment peintre et des­si­na­teur), tra­dui­sant cette recherche à une époque mar­quée par une ten­ta­tive d’intégration néo-tho­miste aux effets plus ou moins heu­reux. Mais Char­lier fut plu­tôt berg­so­nien. Son tra­vail se res­sent sans doute de ces cir­cons­tances, mais laisse des chefs‑d’œuvres indis­cu­tables, comme le saint Benoît de l’abbaye de Wisques, ou les sculp­tures sur bois de l’Oratoire Saint-Joseph de Mont­réal.

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