Revue de réflexion politique et religieuse.

Robert Spaemann : Rousseau cittadino senza patria. Dalla « polis » alla natura

Article publié le 3 Juil 2010 | imprimer ce texte imprimer ce texte

A propos de Robert Spaemann, Rousseau cittadino senza patria. Dalla « polis » alla natura, Edizioni Ares, Milan, 2009, 14 € et Nul ne peut servir deux maîtres. Entretiens avec Robert Spaemann, Hora Decima, coll. Cité, février 2010, 17 €

Robert Spaemann livre certains éléments de son parcours intellectuel dans ce petit ouvrage d’entretiens. Né en 1927 dans une famille appartenant à la gauche anti-bourgeoise catholique allemande, formé, aux côtés d’Odo Marquard ou Ernst-Wolfgang Böckenförde, par un maître pédagogue, le philosophe Ritter, Robert Spaemann s’est notamment intéressé à Fénelon, Bonald et Rousseau, puis à tous les grands débats autour de la modernité, y compris dans l’Eglise post-conciliaire, notamment à travers ses interventions dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Ces entretiens sont brefs en proportion de la complexité des thèmes qu’ils abordent, de sorte qu’ils peuvent parfois donner l’impression d’un survol. L’effet culmine dans le chapitre conclusif intitulé « comment dépasser la modernité ? », où se trouve énoncée la thèse la plus importante du livre en une seule petite phrase, malheureusement non commentée : « Je pense […] qu’il est possible de réfléchir à un dépassement positif de la modernité qui, tout en conservant les acquis, la corrige de manière fondamentale » (p. 115). Introduction et quatrième de couverture insistent sur cette
idée de « dépassement inclusif », ce qui nécessiterait au moins quelques justifications, étant donné le titre donné à l’ouvrage. […]

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