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Numéro  72 (Eté 2001)  :  sommaire

 

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La transition : impératifs de méthode   Bernard DUMONT

L’inertie intellectuelle, l’intimidation morale et la violence physique sont les principaux rouages de la modernité tardive - une réflexion sur son dépassement est indispensable, mais comment penser la reconstruction ?


Horizons théoriques : À propos du déclin de la démocratie   Éric WERNER

Conférence. Platon et Tocqueville ont développé une théorie de la corruption de la démocratie liée au développement simultané d’un individualisme hédoniste et d’une espèce nouvelle de pouvoir despotique.


La modernité et ses contradictions   St. DE PETIVILLE & T. DUMONT & G. MIGNOT

S’il est de bon ton de s’inquiéter de la crise de l’organisation sociale actuelle en multipliant les propositions d’amélioration, il est moins courant de l’analyser comme viciée par ses origines et son absence de fondements théoriques. Autour des ouvrages de Christian Comeliau (“ Les impasses de la modernité, Critique de la marchandisation du monde ”), Guy Hermet (“ Les populismes dans le monde. Une histoire sociologique XIXe-XXe siècle ”), Ernst-Wolfgang Böckenförde (“ Le droit, l’Etat et la constitution démocratique ”) et Botho Strauß (Les erreurs du copiste)


Dossier - L’esprit totalitaire : Tchernychevski et l’esprit du léninisme   Cornélia COMOROVSKI

Analyse d’un ouvrage (Que faire ?) qui a suscité des centaines de vocations révolutionnaires dont la principale fut celle de Lénine.


Les origines du totalitarisme   Claude POLIN

Bonnes feuilles. La culture occidentale moderne a cessé de faire confiance à l’homme. La vraie cause de l’esprit totalitaire est le triomphe de cette maladie de l’âme qu’est la crainte de l’homme envers l’homme, racine de toute haine.


Histoire et théologie : Yves Congar : nouveaux souvenirs d’égotisme   Florent GABORIAU

“ Je n’accepte pas la Gestapo. ” Le père Congar, avant sa fulgurante promotion œcuménique lors du Concile Vatican II, se révéla être une personnalité narcissique bien peu respectueuse des autorités de l’Eglise, comme le montre son Journal.


Contre l’aventurisme théologique   Dario COMPOSTA

Soutenu par le cardinal Daniélou, le père Cornelio Fabro s’opposa durant l’ère postconciliaire au néo-modernisme subjectiviste et au progressisme théologique, objet d’un de ses écrits commenté ici, L’avventura della teologia progressista.


La tyrannie du contexte   Alain RAUWEL

En mettant l’accent exclusif sur le contexte, la théologie contemporaine rend impossible la continuité dogmatique.


Le pluralisme, nouveau dogme ? : Unité et pluralité dans l’Église   Jean-Paul MAISONNEUVE

Le pluralisme en tant que doctrine n’est rien d’autre qu’un dogmatisme des plus oppressifs et des plus destructeurs. L’article qui suit continue d’une autre manière les réflexions de notre dernier éditorial, “ Dans le vif ”, dont le thème était le débat, on peut dire violent, qui se déploie à propos de “ l’Eglise plurielle ” : pour ou contre l’“ unité dans la diversité ”, tant à l’extérieur (union avec les chrétiens séparés sans que personne renie sur le fond ses positions) qu’à l’intérieur (possibilité donnée aux catholiques d’interpréter librement leur credo). On a aujourd’hui l’impression que l’on arrive à la croisée des chemins et que de grands changements se préparent, et peut-être des ruptures. Ce texte, écrit par un jésuite aumônier de carmel et spécialiste de liturgie orientale, nous semble dessiner un mode de réflexion renouvelée sur l’avenir. Doivent s’y consacrer d’urgence les “ catholiques de bonne volonté ”, quel que soit le lieu - la communauté, la sensibilité particulière, le rite liturgique - où ils se trouvent actuellement, tous ceux qui acceptent de considérer en face l’extrême gravité de la décomposition ecclésiale, mais qui savent aussi qu’elle sera surmontée et cherchent à comprendre la part qui leur incombera dans le renouveau attendu.


“ Qu’est-ce que la vérité ? ”   Claude BARTHE

Analyse de deux parutions récentes sur l’herméneutique du dogme, l’œcuménisme et le pluralisme religieux, l’une du père Claude Geffré et l’autre de Monique Aebischer-Crettol.


Luthériens et catholiques : pourquoi masquer la différence ?   Ansgar SANTOGROSSI

Autour d’un livre de Daphne Hampson. Le dialogue théologique avec les luthériens gagnerait beaucoup à partir de l’exposé clair des positions plutôt que d’entretenir l’utopie d’un “ consensus différencié ” fondant la démarche œcuménique sur l’équivoque.


Au commencement était l’Opinion   Jean SAROCCHI

“ Que peut le poète contre la grande Méninge ? Pas plus que le chrétien. Ce très peu est plus qu’assez, cependant. La tête de Goliath est déjà tranchée. Il aura suffi de bombarder le colosse avec quelques petits cailloux d’un non tranchant ”…


L’époque de la sécularisation d’Augusto Del Noce   Jean-Pierre SIRONNEAU

A. Del Noce demande aux catholiques de ne pas avoir de complexe devant la pensée moderne - la décomposition du marxisme ainsi que de la pensée laïque invite à redécouvrir la pensée théologique liée à la métaphysique chrétienne classique.


Une lecture politique du Tartuffe   Teodoro KLITSCHE DE LA GRANGE

De bonnes âmes ont fait mine de considérer le retour de Silvio Berlusconi comme une réapparition de l’hydre “ nazifasciste ” alors que l’ascension de ce personnage politique issu de la finance et des médias est seulement représentative de l’évolution actuelle des démocraties occidentales. L’étude qui suit est parue en italien dans le trimestriel de Ravenne Libro aperto (n. 23, octobre-décembre 2000). Il est symptomatique qu’une réflexion de ce genre, qui met en cause certains des comportements inhérents à toute partitocratie, ait pu paraître dans une publication se situant dans l’héritage du radicalisme - plus précisément du libéral-démocratisme de Gobetti et du Parti d’Action de l’époque de la fin du fascisme. Rappelons que Teodoro Klitsche de la Grange dirige, également à Rome, une revue trimestrielle de philosophie politique, Behemoth. Pour la bonne compréhension de son analyse, rappelons que le personnage d’Orgon est celui d’un bon bourgeois dévot et infiniment plus naïf que sa femme Elmire, ou ses enfants Dorine et Damis. Malgré les avertissements de son beau-frère Cléante, il ne comprend pas que l’homme qu’il a recueilli par bonté, Tartuffe, le gruge plus qu’il n’est imaginable. Tartuffe est une pièce politique - Molière fustige la figure (intemporelle) de l’hypocrite public et exprime une vision de la politique en cohérence parfaite avec la montée de l’Etat absolu utilisant la religion comme principe de légitimité politique.


Commentaires : Léon Bloy et le Conclave   Claude BARTHE


Lectures théologiques : Mission catholique et culte vodoun   Jean-Marie ESTRADE


Conciliologie   Claude BARTHE


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