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Numéro  54 (Hiver 1996)  :  sommaire

 

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Inverser le courant   Claude BARTHE

Les chances d'une reprise en main dans l'Eglise : on ne corrigera pas une situation, dont on admet qu'elle est produite par des principes altérés, en n'intervenant que sur les effets et en s'interdisant de jamais remonter aux causes.


Encore un "nouveau christianisme"?   Bernard DUMONT

Le principal représentant de la pensée faible, Gianni Vattimo, vient proposer aux catholiques une synthèse entre le christianisme et le nihilisme.


L'ironie et le monde comme fable   Massimo BORGHESI

L'idéologie du postmoderne constitue, dans l'ordre du temps, l'ultime tentative pour fermer le monde sur lui-même, pour définir la parfaite compacité, la rotondité sans faille. La pensée post-métaphysique doit, pour ne pas réouvrir les portes à l'" ancien " Dieu et à sa présence " autre ", dissoudre la réalité de manière idéaliste dans le jeu herméneutique et, en même temps, forcer la dynamique du désir dans la satisfaction accomplie du " monde comme faille ".


Une éducation nihiliste   Jean-Marie DOMENACH

La dogmatisation de la liberté d'expression constitue une incitation faite à la jeunesse de se livrer aux pires déviances. Connaissant la sensibilité de Jean-Marie Domenach à la désagrégation de la culture contemporaine, nous lui avons posé trois questions écrites, auxquelles il répond ici.


Convergence Est-Ouest et communisme révisé   Alexandra VIATTEAU

Cinquante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, à Paris, on put assister à une singulière commémoration de la défaite totalitaire nazie, où des drapeaux du monde entier étaient portés en rond autour de la place de l'Etoile. Pas un mot d'information ou de commentaire, d'hommage, de reconnaissance morale ou historique ne fut noté à l'égard de la nation polonaise, dont le drapeau même ne fut pas cité à son passage. Trois signes annonçaient une fois de plus, en 1995, des temps nouveaux dont le communisme " réel " ou révisé ouvrait, malgré sa défaite, la voie convergente et collective en Occident même : le relativisme historique, le laïcisme victorieux et le globalisme triomphant.


Mouvante Italie   Pietro Giuseppe GRASSO

L'écroulement électoral, puis la dispersion du parti démocrate-chrétien (DC) a profondément ébranlé les cadres de référence du catholicisme italien, et constitué l'un des signes les plus visibles de la caducité des équilibres politiques en vigueur depuis la fin du fascisme. A ce changement dans la distribution des partis s'étant ajouté la campagne judiciaire inédite qui se poursuit encore aujourd'hui, il a suffi d'une modeste réforme électorale pour que l'on n'hésite pas à parler de l'événement de la IIe République italienne, bien que, à vrai dire, les différences soient minimes entre le régime d'hier et celui d'aujourd'hui. En revanche, en termes d'histoire politique et non plus de droit public, il est clair que l'Italie est entrée dans une période de déstabilisation des plus graves, typiquement liée à la dépolitisation des fins du pouvoir. Les menées séparatistes de la Ligue lombarde en constituent l'un des aspects les plus provocants. Pietro Giuseppe Grasso, professeur de droit public et directeur de l'Institut d'Etudes politico-juridiques de l'Université de Pavie, et président de l'Institut international d'Etudes européennes de Bolzano, a très aimablement accepté de nous fournir des éléments pour mieux comprendre cette situation.


Excursus : Impossible métaphysique ?   Michel BASTIT & Florent GABORIAU

Peut-on encore aujourd'hui espérer éveiller les esprits à une philosophie de l'être, en dehors de quelques sanctuaires thomistes ? Telle fut la question posée lors d'un entretien mené à Paris le 20 novembre 1996, avec l'aimable concours de la Faculté libre de philosophie comparée, autour de Florent Gaboriau, professeur émérite de Philosophie métaphysique à l'Université de Fribourg-en-Brisgau, et de Michel Bastit, professeur de Philosophie ancienne et médiévale et de Métaphysique à l'Université de Bourgogne, et anciennement professeur de philosophie du droit à Rennes.


La raison peut-elle être pure ?   Thomas MOLNAR

La pureté de la raison signifie sa domination sur les choses, le fondement depuis toujours recherché de la connaissance. Aussi n'est-il pas étonnant que la philosophie post-kantienne se soit infiltrée un peu partout dans la pensée moderne, dans la réflexion religieuse, le droit, la littérature et l'art. Notre époque se persuade qu'elle installe à la fois le " subjectivisme " — en accord avec le réveil des sentiments intimes de l'individu que nous appelons romantisme — et l' " objectivisme " grâce au progrès désormais unilinéaire de la science.


Les écrivains et la Salette   Dominique MILLET-GÉRARD

Une voie de conversion pour Massignon, Huysmans, Bloy... et pour le clergé en crise, point principal du secret de Mélanie.


Vie de l'Eglise : Le cardinal Tarancón et la " transition " espagnole   Claude BARTHE

Décédé le 28 novembre 1994, le cardinal Vicente Enrique y Tarancón, personnage majeur de l'Eglise postconciliaire espagnole, a laissé de volumineuses " Confessions " dont les historiens de l'Eglise contemporaine vont faire leur pâture.


La liturgie nouvelle n'a pas besoin d'artistes !   Claude BARTHE

Un petit livre du P. Robert Taft, s.j., professeur à l'Institut pontifical oriental de Rome, " Le rite Byzantin — Bref historique ", remarquable synthèse de l'histoire de la formation du principal rite oriental, retourne le fer dans notre plaie occidentale.


Spiritualité thomiste   Claude BARTHE


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