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Numéro  36 (Février 1993)  :  sommaire

 

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Vers un Etat invisible ?   Bernard DUMONT

Une même perspective messianique inspire l'anarchisme et l'ultralibéralisme, visant la réconciliation de l'homme avec lui-même par l'abolition de l'Etat, tenu pour l'un des obstacles majeurs au plein épanouissement des virtualités humaines. L'Etat, en tant qu'appareil complexe du pouvoir politique distinct du reste de la société — " séparé ", dit Marx — doit donc dépérir. Dans les faits, le dépérissement de l'Etat ne fut rien d'autre qu'une falsification idéologique destinée à fonder et soutenir des objectifs de pouvoir


Réactualisation de la doctrine du Christ-Roi   Claude BARTHE

Depuis deux cents ans que l'Eglise oppose à la revendication de liberté autonome de l'individu l'affirmation toute différente de la liberté chrétienne, elle a rencontré d'autres ennemis sur sa route, totalitarismes, socialismes, opposés eux-aussi au libéralisme, même si leur parenté avec lui était patente. Mais voici qu'aujourd'hui, et c'est une situation inédite depuis les Lumières, il n'est plus en face de la religion du Christ qu'un seul adversaire, qu'on pourrait qualifier d'ennemi total. Le combat est d'autant plus disproportionné humainement que l'Eglise, minée par une crise interne, est plus faible qu'elle ne le fut jamais.


Jeanne d'Arc   Colette BEAUNE

Jeanne ne fut pas la créatrice du sentiment national, elle n'en fut que la manifestation la plus spectaculaire et la plus pure. Depuis le XIIe siècle les rois avaient rassemblé les principaux pays du royaume et y diffusaient un sentiment national très proche d'une mystique. Un ensemble de mythes expliquait à tous que la nation France avait des origines glorieuses et une histoire commune et brillante. Pour nous, la mission de Jeanne est politique.


Entretien : Humanitarisme et bonne conscience   Rony BRAUMAN & Yves MEAUDRE & François JEAN

L'intervention armée en Irak et en Somalie, l'abandon du Liban à l'impérialisme syrien, le flot de paroles et l'inertie pratique des " Occidentaux " dans l'ex-Yougoslavie, le silence total des mêmes devant le génocide du Sud-Soudan ont créé une situation nouvelle. Une publication aussi peu déstabilisatrice des grands équilibres établis que " Le Monde des Débats " titre " L'alibi humanitaire ". Quelque chose s'est donc brisé dans la version officielle, matraquage d'une propagande univoque, du moins à une certaine catégorie de personnes ayant à un titre ou un autre une responsabilité dans les matières concernées. Nous avons interrogé Rony Brauman, président de " Médecins sans frontières ", puis Yves Meaudre, directeur des " Enfants du Mékong ", enfin François Jean, autre collaborateur de " Médecins sans Frontière ", qui a dirigé avec R. Brauman la rédaction du livre collectif " Populations en danger " spécialement attentif au cas du Sud-Soudan.


L'être sans fondement   Thomas MOLNAR

Les meilleurs diagnostics de la vacuité de notre époque sont d'habitude établis par les penseurs qui, peu ou prou, contribuent eux-mêmes à ce vide ontologique : Heidegger, les déconstructionnistes comme Derrida, certains logico-positivistes de l'école de Wittgenstein, les biologistes qui corrigent les thèses de Jacques Monod, les structuralistes à la suite de Lévi-Strauss. C'est un phénomène assez compréhensible.


Invité : Le Rêve et la Machine   Jean BRUN

L'homme a toujours rêvé de s'affranchir des limites du moi, des cadres de l'espace et de l'irréversibilité du temps, bref de se guérir de sa condition d'être fini et mortel. C'est pourquoi il n'a cessé d'attendre de ses œuvres qu'elles le sauvent de lui-même en lui ouvrant les voies de son propre dépassement, en le rendant capable de se faire et de se défaire afin de se refaire. Aussi, à la différence des spiritualités orientales qui cherchent à guérir l'homme de son existence par l'extinction de tout désir, l'homme occidental a-t-il vu dans Prométhée et dans Faust ceux qui, grâce aux ressources de la connaissance et de l'action, pourraient délivrer Tantale de ses liens et Sisyphe de son rocher.


La politique comme création   Jorge VALLS

La politique est l'art de construire par la volonté les cadres de l'existence humaine. Si l'on veut déterminer sa nature profonde, on pourra la considérer en tant que pouvoir : comme la capacité de transformer les conduites humaines — l'attitude mutuelle des hommes entre eux — pour les conformer à un projet existentiel conçu au préalable par l'intelligence, personnellement assumé, dont la possibilité est comprise et jugée désirable. Un tel projet est le moteur de toute production d'être.


Colloques et débats : Faut-il enterrer l'autorité ?   Michel BRESSON

5e séminaire Sciences-Po / Le Monde, Paris, 25 novembre 1992 (Alain Lancelot).


Dhimmitude et citoyenneté   Bernard DUMONT

Colloque-débat organisé par le Centre d'Etudes et de Réflexion sur l'Orient chrétien, et l'Observatoire des Minorités du Proche et du Moyen-Orient, Paris, 12 décembre 1992


Les chances et les limites de la diversité   P. Francis VOLLE

Nous avons reçu du P. Francis Volle, cpcr, la communication suivante sur " La Croix l'Evénement ", Paris, 5 décembre 1992


L'histoire en direct   Claude BARTHE

L'émission historique de Patrice Gélinet, sur France Culture, du 14 décembre dernier, offrait un débat sur le Concile Vatican II.


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