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Numéro  15 (Septembre 1989)  :  sommaire

 

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Le temps des discernements   Claude BARTHE

Nous sommes entrés dans un temps de l'Eglise, ou même du monde, dans lesquels l'Esprit-Saint est absent , dit le cardinal Joachim Meisner, de Cologne (Die Welt, 16 mai 1989). Même si la formule n'est pas à prendre absolument, elle donne fort à méditer.


Des immortels principes à la nouvelle laïcité   Bernard DUMONT

Ce n'est pas seulement faute de mieux que l'on a placé au centre de la fête du Bicentenaire la célébration de la Déclaration du 26 août 1789. Celle-ci est en effet l'énoncé lapidaire de la nouvelle conception du monde, en même temps que son encadrement juridique. La célébration est donc celle de l'idéologie du régime dans ce qu'elle a de plus essentiel. Edgar Morin pense que cette idéologie est " l'étoile du futur ". La formule n'est cependant pas vaine en cette fin de siècle marquée par l'affadissement des cœurs : les immortels principes peuvent effectivement jouer le rôle, sinon de nouvelle raison de vivre collective, du moins d'utile référence pour un style de vie que l'on veut garder envers et contre tout. Et cela même s'il est avéré que c'est de l'application, directe ou indirecte, des mêmes grands principes que sont nés d'épouvantables malheurs, à tout le moins de grands vides d'âme.


Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (extraits)  

Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une déclaration solennelle, les Droits naturels, inaliénables et sacrés de l'homme


Entretien : Une propagande de civilisation   Jacques ELLUL & Jean-Marie DOMENACH

Nous condamnons aisément la propagande grossière qui peut exister actuellement en Chine avec la répression. Mais nous sommes beaucoup moins sensibles à celle, plus subtile, dont nous sommes nous-mêmes l'objet : c'est le fait du bain culturel. La propagande est d'autant plus efficace à l'heure actuelle qu'elle n'est pas perçue comme telle. Jacques Ellul et Jean-Marie Domenach qui ont travaillé tous les deux ce thème de l'idéologie et de sa propagande en général, font exception. J. Ellul est sociologue, théologien protestant et ancien professeur d'histoire des institutions politiques à l'université de Bordeaux. Il s'est, entre autres études, consacré à une critique de ce qu'il nomme Le système technicien (Calmann-Lévy, 1977). J.-M. Domenach, ancien directeur d'Esprit, a notamment enseigné à l'Ecole polytechnique. Il vient de publier un important ouvrage sur l'état du système éducatif en France : " Ce qu'il faut enseigner " (Seuil, avril 1989).


Réintroduire la vérité dans les séminaires   Stanislaw GRYGIEL

Le texte que nous présentons réunit de larges extraits d'une longue méditation écrite sur la révélation des cœurs, inspirée par l'attitude des contestataires de Cologne, et plus généralement par l'irrespect envers le magistère de l'Eglise. Nous sommes d'autant plus heureux d'accueillir ici Stanislaw Grygiel qu'il exprime, avec des accents dénotant une profonde préoccupation spirituelle, une aspiration à l'unité qui nous est particulièrement chère. Stanislaw Grygiel est professeur d'anthropologie philosophique à l'Institut international d'études sur le mariage et la famille, à Rome. Il professait antérieurement la même matière à l'Université catholique de Cracovie.


La tentation Heidegger   Thomas MOLNAR & Dario COMPOSTA (s.d.b.)

Il y a deux ans, une tempête non encore apaisée a éclaté dans le monde clos des intellectuels français: le philosophe Martin Heidegger avait appartenu au parti nazi, et ne s'en était jamais repenti. Dans le contexte d'une crise profonde des références le philosophe allemand restait pourtant une valeur refuge, à condition toutefois de jeter le manteau de Noé sur ce passé, " simple faiblesse ". Cet homme obscur qui cultivait l'ambiguïté du propos en toutes circonstances, était à l'origine un catholique. On imagine assez comment, dans le climat postconciliaire, caractérisé par l'admiration inconditionnelle pour tout ce qui pouvait être extérieur à la tradition catholique, un tel personnage a pu séduire, d'autant plus que sa pensée présentait à la fois de nombreux traits d'originalité, l'avantage de ne pas être marxiste, la coquetterie d'être antimoderne et une apparente ouverture à la philosophie de l'être. Cela explique l'engouement de certains théologiens pour ce philosophe qui n'aimait pourtant pas la théologie, et les diverses tentatives pour en donner, selon l'expression consacrée, une lecture chrétienne. Thomas Molnar et le Père Dario Composta, professeur à l'Université Urbanienne de Rome, nous fournissent ici deux explications complémentaires de cette étrange influence.


Commentaires : La pratique religieuse des jeunes   Claude BARTHE

Pourquoi êtes-vous ici, vous les jeunes des années quatre-vingt-dix et du XXIe siècle ? C'est ce qu'a demandé Jean-Paul II aux pèlerins rassemblés sur le Monte del Gozo, à Compostelle (" Les jeunes autour du pape ", La Croix-l'Evénement, 22 août 1989).


Bibliographies (voir plus)...   

Ce qui compte en théologie, c'est la force des arguments et pas le nombre de ceux qui les apportent ou qui les défendent (cardinal Ratzinger à Laxenburg, le 5 juin 1989). " Il y a bien une intolérance de l'Eglise qu'il ne faut pas mettre en question et que, pour notre part, nous revendiquons intégralement. C'est celle qu'exercent son magistère et, chacune pour son compte, la conscience de ses fidèles, dans l'ordre même de la foi " (Yves Congar, Sacerdoce et laïcat, Cerf, 1962, p. 432).

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