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Samuel Martin : Esthétique de la nouvelle messe

Samuel Martin montre comment entre le texte conciliaire sur la liturgie (Sacrosanctumconcilium) et son application – il se borne à quelques exemples de l’espace français – il n’y a pas eu nécessité, mais pas non plus contradiction. Le concile veut que « les rites manifeste[nt] une noble simplicité, [soient] d’une brièveté remarquable et évite[nt] les répétitions inutiles ; ils seront adaptés à la capacité des fidèles et, en général, il n’y aura pas besoin de nombreuses explications pour les comprendre »(S.C.n. 34). Ces orientations – qui déjà concluent à une dévaluation et à une rationalisation ennemie, entre autres, des « répétitions », fussent-elles poétiquement et symboliquement nécessaires – seront comprises par les évêques et leurs experts en termes minimalistes, produisant un nivellement par le bas, imposé de surcroît par ce que Naomi Klein appellerait une stratégie du choc. Des interprétations moins radicales auraient été possibles, et de fait l’ont partiellement été en quelques lieux. Quoi qu’il en soit la dominante majoritaire, écrasante même, reste la perte de sens, dont l’image moyenne est la platitude besogneuse.
Il est inutile de chercher dans le texte de S. Martin plus qu’il ne peut contenir. On en regrette, outre quelques coquilles (« l’encyclique Lumen Gentium »…), la limitation des références citées et un ton progressivement très pamphlétaire. […]