Revue de réflexion politique et religieuse.

L’avant-garde belge au Concile

Article publié le 4 Oct 2009 | imprimer ce texte imprimer ce texte

Le rôle déterminant d’une équipe soudée d’évêques et de théologiens.

Les éditions Peeters viennent de publier, dans leur prestigieuse collection Bibliotheca Ephemeridum Theologicarum Lovaniensium, une étude conséquente sur un sujet pour le moins passionnant : la contribution des Belges au second concile du Vatican. Il s’agit en fait des actes d’un colloque tenu en 2005 dans le cadre des quarante ans de la clôture du Concile, colloque qui a vu défiler une vingtaine de spécialistes de tous les horizons géographiques.
Ces actes sont divisés en trois parties distinctes : la première s’attache aux questions de méthodologie dans l’étude du Concile, notamment à travers la question des journaux privés comme matériau historique (Leo Kenis), mais également sous l’aspect sociologique, optant, dans ce domaine, pour une approche originale et fort à propos, à savoir aborder le Concile comme un mouvement social (John A. Coleman). La deuxième partie voit se développer l’influence du cardinal Suenens sur le déroulement du Concile, influence véritablement non négligeable. Enfin, la troisième partie aborde la fameuse « squadra belga », à travers les théologiens et les évêques, mais aussi les institutions qui, de près comme de loin, composèrent cette équipe extrêmement active d’intervention. […]

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